Étudiants étrangers : survivre entre budget et fiscalité

Dans cet amphithéâtre de l’université de Yaoundé 1, les étudiants étrangers représentent près de 30 % des effectifs.
Entre taux de change instables, frais académiques et accès limité aux aides, les étudiants étrangers font face à de fortes contraintes financières. Une réalité qui complique leur quotidien et leur parcours académique.
Entre fluctuations monétaires et frais d’inscription souvent plus élevés, gérer son budget devient un exercice délicat.
Originaires de plusieurs pays, notamment le Tchad et le Gabon beaucoup subissent les effets des taux de change défavorables, qui réduisent leur pouvoir d’achat. Certains sont contraints de limiter leurs dépenses essentielles ou académiques pour s’en sortir.
Les étudiants étrangers vivent une expérience universitaire enrichissante, mais marquée par de nombreux défis financiers.
Des stratégies pour tenir
Face à ces difficultés, les étudiants s’adaptent : colocation, petits boulots informels et entraide communautaire leur permettent de réduire les charges. Toutefois, ces solutions restent précaires, notamment en raison du faible accès à des emplois formels.
»Mes parents m’envoient chaque mois 50.000 Franc CFA, et j’utilise cet argent pour faire un commerce qui va me rapporter plus »explique Gloria, étudiante tchadienne à L’Esstic.
Les étudiants étrangers enrichissent la diversité académique, mais font face à des obstacles importants. Mieux les informer et renforcer les dispositifs d’aide apparaît essentiel pour améliorer leurs conditions de vie et d’étude.
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