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Étudier et survivre : élèves et étudiants entre école et petits métiers

Étudier et survivre : élèves et étudiants entre école et petits métiers

Balances ambulantes, petits services, commerce de gadgets… À Yaoundé, de nombreux élèves et étudiants cumulent études et activités génératrices de revenus pour financer leur scolarité. Une réalité marquée par la débrouillardise et de lourds sacrifices, dans un contexte où chaque revenu compte.

Dans les rues de Yaoundé, de nombreux jeunes alternent entre école et petits métiers. Certains proposent de petits services, tandis que d’autres utilisent des balances ambulantes pour gagner quelques pièces.

C’est le cas de Joël, élève en classe de CM1 qui parcourt les quartiers avec sa balance, proposant de peser les passants à 50 francs par personne. Derrière cette activité se cache une nécessité de contribuer aux dépenses scolaires et aider sa famille.

À un autre niveau, des étudiants font preuve d’initiative. Benedict N. ,étudiant en journalisme s’est lancé dans la vente d’appareils électroniques tels que des microphones, des trépieds et autres gadgets utiles à ses camarades. Cette activité lui permet de couvrir ses besoins académiques et personnels.

Des activités accessibles mais exigeantes

Ces petits métiers demandent peu de moyens, mais beaucoup d’efforts. De longues heures passées à marcher, à chercher des clients ou à assurer des livraisons rendent le quotidien particulièrement éprouvant.

Pour Joël Lengwa, comme pour l’étudiant entrepreneur, les revenus restent faibles et irréguliers, mais essentiels pour faire face aux dépenses quotidiennes.

Un impact sur la scolarité

Cette double vie complique le suivi des cours. Fatigue, retards et manque de temps de révision affectent les performances scolaires. Certains élèves avouent même manquer des cours pour travailler.

L’étudiant vendeur de gadgets reconnaît également les difficultés à concilier études et commerce, notamment en raison du temps consacré aux livraisons et à la gestion des clients.

Un répit temporaire avec le report de la rentrée

Le report de la rentrée du troisième trimestre au 27 avril 2026, lié aux finales des Jeux FENASCO, offre un peu de temps supplémentaire.

Certains en profitent pour intensifier leurs activités et économiser, d’autres pour se remettre à niveau avant la reprise.

De nos jours, étudier rime souvent avec survie. Entre contraintes économiques et ambitions scolaires, ces jeunes continuent de se battre pour réussir, malgré un quotidien difficile mais porté par la détermination.

1 commentaire

comments user
Hadjaratou Ali

Bravo hadja Dalie

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